Face à la recrudescence des actes de mutilation sur les chevaux, la gendarmerie déploie les grands moyens.

Au niveau national, l’Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) et le Service central de renseignement criminel de la gendarmerie (SCRC) assurent un appui aux enquêteurs (analyse, croisement des renseignements) et veillent à la bonne coordination des efforts.
En plus de tous ces acteurs, d’autres moyens nationaux sont mobilisés, tels que la garde républicaine et le très célèbre Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), qui apportent leur expertise chacun dans leur domaine.
Le suivi et la coordination de ces moyens considérables sont assurés depuis la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) par le Bureau de l’animation et de la coordination judiciaire (BACJ) de la Sous-direction de la police judiciaire (SDPJ).

Pour rappel, les faits sont qualifiés de « sévices graves ou actes de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif. » Ces délits sont punis de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

Prévention et diagnostic de sécurité

La partie la plus visible de l’iceberg concerne la prévention. Les gendarmes sensibilisent d’ores et déjà les propriétaires à la manière de mieux protéger leurs animaux.

 

    

 

Auto-évaluation et sécurisation du lieu de détention

Afin de vous aider à évaluer le risque de votre lieu de détention, la gendarmerie propose un outil d’auto-diagnostic et de bonnes pratiques téléchargeables ci-dessous :

Outil d'auto-diagnostic

Bilan du 2/12/20
Depuis le début de l’année, la gendarmerie a constaté 499 faits d’actes de cruauté ou de décès d’équidés :
– 81 sont formellement d’origine humaine.
– 65 font l’objet d’investigations complémentaires ou demeurent douteux.
– 353 sont écartés du phénomène en raison de causes naturelles.
La gendarmerie ne peut pas communiquer sur les enquêtes mais assure qu’elle reste fortement mobilisée sur ce phénomène tant au niveau des actions de prévention que sur le volet investigations.